Foot – C. Ligue – Guingamp, au bout du suspense, se qualifie pour la finale de la Coupe de la Ligue au détriment de Monaco

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Mené 2-0 sur sa pelouse, Guingamp s’est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue en venant à bout de Monaco (2-2, 5-4 aux t.a.b.). Les Bretons affronteront Strasbourg ou Bordeaux, au Stade Pierre-Mauroy.

Le film du match

Le match : 2-2, 5-4 aux t.a.b.

Le déluge est tombé au Roudourou et la tempête continue de souffler aussi fort du côté de Monaco. Pour le grand retour de Leonardo Jardim, le club de la Principauté a cru retrouver ce qui a, longtemps, fait sa force avec le technicien portugais sur son banc : un bloc bas, des contres rapides, de l’application, et, au bout, ce qui compte le plus : le chemin de la victoire. Mais l’ASM, après avoir eu son billet en main, a craqué, et c’est Guingamp qui disputera la finale de la Coupe de la Ligue, le 30 mars prochain.

Peu aurait, sans doute, parié sur tel résultat au terme de la première période. Certes, après un début délicat, Monaco s’était rapidement retrouvé en infériorité numérique après l’expulsion de William Vainqueur (14e), prié de regagner les vestiaires après intervention du VAR pour un tacle dangereux sur Thuram. Mais cette expulsion avait paradoxalement inversé le rapport de forces et l’équipe de Leonardo Jardim, grâce à un chef d’oeuvre de Rony Lopes – un retourné après une série de jongles – (0-1, 18e) et à la première réalisation avec Monaco de Golovine (0-2, 24e), menait alors 2-0.

Mais la physionomie de la rencontre a basculé au retour des vestiaires. Seize secondes seulement après la reprise, Guingamp a réduit le score par Alexandre Mendy (1-2) et Marcus Thuram, après un superbe numéro, a égalisé d’une frappe soudaine du gauche (2-2, 55e). Le match s’est alors transformé en attaque-défense et, si Guingamp a poussé fort, Monaco a tenu jusqu’aux tirs au but grâce à Danijel Subasic. Mais le Croate, toujours brillant dans l’exercice, n’a cette fois pas pu empêcher l’élimination de son équipe (voir ci-dessous).

En immense difficulté en Ligue 1 (19e), balayée en Ligue des champions, humiliée en Coupe de France par Metz (1-3), l’ASM a connu une nouvelle désillusion ce mardi soir et va désormais devoir se concentrer sur son opération maintien. Lanterne rouge du Championnat et auteur d’un exploit au tour précédent à Paris (2-1), Guingamp a mis à terre l’autre finaliste des deux précédentes éditions et peut désormais rêver d’un nouveau sacre, cette fois au Stade Pierre-Mauroy (voir ci-dessous).

Le joueur : Caillard, dans la lignée de Krul

On s’est tout de suite souvenu du précédent marquant en date, lorsque le sélectionneur des Pays-Bas, Louis van Gaal, avait décidé de lancer dans l’épreuve Tim Krul, en quarts de finale de la Coupe du monde 2014 face au Costa Rica. Ce mardi soir, Jocelyn Gourvennec a imité le technicien néerlandais en tentant un immense coup de poker. Alors qu’il ne restait qu’une poignée de seconde avant la séance de tirs au but, l’entraîneur de Guingamp a changé de gardien de but. Déjà décisif contre Angers en 16es (0-0, 3-2 aux t.a.b.) et à Nice en 8es (0-0, 3-1 aux t.a.b.), Marc-Aurèle Caillard a fait son apparition sur le terrain à la place de Johnsson. Et le scénario tant rêvé, pour les Bretons, a eu lieu. Caillard a fait aussi bien que Subasic en détournant deux frappes, celles de Henrichs et Glik. Et après un raté de Diop, Coco a envoyé l’EAG en finale.

Les faits : Jardim, des choix forts et la malédiction monégasque

Pour son retour sur le banc monégasque, Leonardo Jardim a décidé de trancher dans le vif et d’innover. S’il l’avait instaurée cette saison, le Portugais a décidé de mettre fin à la défense centrale à trois, marotte de Thierry Henry. Mais ce retour à une défense plus classique n’a pas été sans surprise. En début de rencontre, si Glik et Benoît Badiashile opéraient en charnière, Jemerson, lui aussi titulaire, écopait au milieu de terrain en compagnie de William Vainqueur. Enfin, Golovine et Rony Lopes prenaient place sur les côtés tandis que Fabregas évoluait en soutien de Gelson Martins, titularisé pour sa grande première monégasque en pointe en l’absence de Falcao. Mais ce plan a volé en éclats avec l’expulsion prématurée de Vainqueur (14e). Et si cette infériorité numérique n’a pas empêché l’ASM de mener 2-0, elle a été de nouveau plombée par sa fébrilité défensive, symbolisée cette fois par un raté de Badiashile ayant entraîné la réduction du score guingampaise.

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Déjà vainqueur de la Coupe de France en 2009 et 2014, Guingamp s’est qualifié pour la première fois de son histoire en finale de la Coupe de la Ligue.
Sébastien Buron
Sébastien Buron

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